Ce discours a été prononcé devant une foule de badauds qui assistait à une bagarre entre deux clauchards qui avaient trop bu.
Les gens se fâchent pour un rien. Dès qu'une petite interaction les obligent à remettre en question l'image qu'ils ont d'eux même, ils prennent cela pour une aggression.
En grandissant, on se créé un corps "virtuel" composé d'idées, d'opinions, de certitudes, de principes … et on protège cette chose comme on protège son corps.
C'est quand même étrange de souffrir à cause d'une chose totalement abstraite qui n'existe que dans sa tête …
En plus, c'est précisément cette chose qui est à l'origine des guerres, des meurtres et des violences dans ce monde …
On y tient comme on tient à son corps, on la protège comme on protège son corps, on la nourrie et la met en valeur comme on nourrie et habille et maquille son corps … alors que cette chose nous fait souffrir tout comme nous fait souffrir notre corps lorsqu'il est malade.